L'engagement politique est un acte de courage.
La discussion politique est sans conséquence, tout au plus, peut elle créer quelques conflits.
Bien entendu, nous avons l'intention de nourrir ce débat politique, de diverses manières, par des réunions, des conférences, des interventions sur des sujets d'actualité.
C'est un des aspects d'un mouvement politique.
Mais ce n'est pas tout, nous voulons nous plonger dans le concret de la vie publique, dans la réalité.
Ceux qui veulent se contenter de "parler politique" ont leur place dans le mouvement, il y a de place pour toutes les personnes de bonne volonté, qui partagent nos valeurs humanistes.
La politique, c'est la gestion de la chose publique, la possibilité d'influer le réel.
Voila la prise de risque, le risque de prendre des mauvaises décisions.
Seuls ceux qui ne prennent jamais de décisions, n'en prennent jamais de mauvaises.
La, nous touchons la noblesse de la politique; car il en faut du courage pour affronter les urnes, il n'y a pas de filet de sauvetage, il n'y a pas de seconde chance.
L'élection remportée, ce n'est la fin, mais le commencement.
Il faut pouvoir prendre les bonnes décisions, et la aussi la démocratie doit jouer son role.
Soit la décision est prise après mûre reflexion, en faisant appel aux connaissances et aux intelligences.
Soit la décision est prise par une personne seule, sans concertation.
Dans ce dernier cas, la probabilité d'erreur s'accroit.
Voila toute la difficulté de notre tache, travailler ensemble, réfléchir à des alternatives de décisions politiques, anticiper, convaincre et faire du mieux que nous pouvons.
Tout un programme...
Emmanuel RIEHL
Délégué MODEM
Circonscription
Sarrebourg - Chateau Salins
Après Lorquin, Abreschviller lance à son tour un service d’accueil périscolaire. Pour le
maire Emmanuel Riehl, c’est indispensable pour préserver le pouvoir d’attraction de la commune auprès des jeunes couples. Il entend ensuite généraliser l’offre dans le canton.
C’était une promesse de campagne électorale. Abreschviller se doit de proposer à ses habitants un service d’accueil des enfants en dehors des heures de classe. La taille de la commune et son éloignement de Sarrebourg, et a fortiori des pôles stratégiques du bassin d’emploi, en font une réelle priorité, d’autant plus qu’au fond de la vallée de la Sarre rouge les élus accordent une très grande importance à l’image de leur village, au cadre de vie et à son pouvoir séducteur. L’objectif bien entendu est d’attirer ici les nouvelles générations d’habitants afin d’assurer la poursuite du développement local. Faute d’industries, l’évolution de la population est le plus sûr moyen d’augmenter les ressources à disposition de la collectivité.
L’accueil périscolaire d’Abreschviller devrait être opérationnel à la rentrée de septembre. Emmanuel Riehl y tient : «Les assistantes maternelles sont débordées et ne prennent les enfants
que jusqu’à 3 ans ». Ensuite ? C’est le casse-tête pour nombre de familles dont les deux parents travaillent. La population a fortement exprimé son attente de solution au cours des
consultations. Fort des exemples donnés par Lorquin et Réding, deux communes témoins, Abreschviller a mené son projet en copiant ou adaptant ce qui fonctionne ailleurs. Là, ce sera de 7h30 à 19h
pour les petits de 3 ans jusqu’à l’âge de l’entrée au collège, à des tarifs horaires variant selon le moment de la journée et les revenus.
Services urbains
Cette offre apparaît d’autant plus indispensable que le maire a une vision très précise de l’évolution nécessaire des communes rurales. «Il faut mettre en place de plus en plus de services qui nous rapprochent d’un contexte urbain, ils assurent la vitalité de la commune », plaide Emmanuel Riehl, en espérant accueillir de nouveaux habitants. Au même titre, il estime nécessaire de disposer d’une boulangerie, épicerie, d’une boucherie ou encore d’une pharmacie. Ce qu’il manque à Abreschviller, c’est un dentiste, et la palette des services de proximité que recherchent les familles sera rassemblée.
Une dépense stratégique
«Les gens y font attention quand ils décident d’habiter quelque part, d’abord c’est la présence d’un médecin et d’un accueil périscolaire. A un moment, il faudra d’ailleurs mener une
réflexion sur l’ouverture d’un local pour installer un médecin. Les élus qui estiment que c’est trop cher se trompent. C’est une dépense utile. » Concrètement, le coût s’élève à 30 000 €
par an pour le périscolaire.
Reste que tout le village ne peut supporter facilement un tel investissement. L’exemple de Lorquin, puis d’Abreschviller est-il reproductible ? Emmanuel Riehl ayant en charge ce même dossier pour
le compte de la communauté de communes des Deux Sarres, il se dit favorable à une généralisation. «Partout où il y a des écoles, cela devrait être entrepris. D’ailleurs, le regroupement
scolaire Hermelange, Voyer et Nitting devrait aussi posséder sa structure rapidement. A un moment donné, cela doit devenir un objectif communautaire. Il faut travailler à ce niveau pour assurer
une cohérence du projet et éviter que les communes se retrouvent en concurrence. Mais c’est à elles d’initier ces démarches car à ce jour cela reste une compétence communale.»
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